Bon Ă  savoir

Anticipez votre restructuration

1- Ménagez vous des comptes « clean »

" Aide toi, le ciel t’aidera » préconise la sagesse proverbiale ! "

Il est bien sûr possible d’obtenir un rachat de crédits tant bien même qu’on aurait connu dans les derniers mois précédant sa demande des incidents bancaires à la condition cependant de ne pas être fiché, sauf au FICP si l’on est propriétaire ou accédant à la propriété et qu’il s’agit d’un rachat de crédit immobilier.

Mais, le « score » ne sera pas le même et le taux risque d’être moins avantageux et, surtout les conditions d’octroi plus restrictives.

Alors, il vaut bien mieux prendre ses précautions et faire en sorte que sur les trois derniers mois de relevés de comptes bancaires l’on ne constate pas de rejet de prélèvement et, à fortiori de chèque.

De même, si l’on risque un saisie sur salaires ou sur son compte bancaire ou encore un avis à tiers détenteur (ATD), il est sage de prendre contact avec le créancier pour trouver un arrangement.

2- Faites pencher la balance du bon côté !

Outre le scoring « objectif », c'est-à-dire des critères précis et déterminés à l’avance (âge, situation familiale, profession, ancienneté, revenus, charges, etc.), en matière de rachat de crédits il en existe un autre, « subjectif » celui-là, qu’on appelle communément « comportemental ». Il s’agit pour l’établissement à qui on demande de racheter les prêts de s’assurer que la baisse de mensualité qui en résultera sera suffisante pour couvrir les besoins de l’emprunteur sans qu’il recours à nouveau à l’emprunt.

Pour cela, la banque vérifiera, en scrutant les relevés de compte bancaires des trois derniers mois, que l’emprunteur ne dépense pas plus qu’il ne gagne en anticipant la baisse à intervenir. Autrement dit, si le rachat de crédits vous fait gagner 500 € par mois de pouvoir d’achat, il ne faut pas en dépenser 800 € !


Préparez votre dossier de demande de rachat de crédits

Un dossier complet (complétude est le maître mot à la mode chez les analystes des établissements spécialisés dans le regroupement de crédits !) fait gagner un temps considérable et prédispose favorablement celui qui l’étudiera.

Si vous devez commencer par remplir des formulaires de demande de rachat de crédits en ligne à partir de sites d’intermédiaires en opérations de banque pour choisir celui avec lequel vous travaillerez, préparez à l’avance les justificatifs dont vous aurez besoin (bulletins de salaire, avis d’imposition, quittance de loyer, derniers relevés de crédits renouvelable, tableaux d’amortissement, etc.) pour ne pas saisir de données erronées qui fausseraient l’appréciation du spécialiste en rachat de crédits.


Prenez le temps de choisir votre courtier

MULTIPLIER LES DEMANDES AUPRES DE NOMBREUX INTERMEDIAIRES EST SOUVENT CONTRAIRE AU BUT RECHERCHE.
On serait pourtant tenté de penser que « faire jouer la concurrence » est une bonne chose.
En réalité, c’est contre-productif. En effet, on compte les établissements de crédits spécialisés dans le rachat de crédits sur les doigts des deux mains, alors qu’il existe plusieurs centaines d’intermédiaires en France. Ces derniers travaillent donc avec tout ou partie de la petite dizaine d’organismes de crédits spécialisés dans la restructuration chez qui aboutiront nécessairement leurs demandes.

Pour éviter d’être submergés par x exemplaires du même dossier présentés par autant d’intermédiaires, ces établissements n’acceptent que d’en étudier qu’un et pour cela pratique le plus souvent la règle du « premier arrivé, premier servi ». Malheureusement, si, pour gagner du temps précisément le courtier le plus diligent a bâclé le dossier qui se voit de ce fait refusé, il faudra attendre six mois pour qu’un autre le représente. La qualité de l’intermédiaire est donc déterminante : les petits défauts font les grands échecs !


C’est pourquoi, il est de très loin préférable de prendre le temps de sélectionner le bon professionnel qui, lui, fera jouer la concurrence pour vous mais en toute sécurité.


► POUR CELA, SOYEZ VIGILENT SUR LA QUALITE DE L’INTERMEDIAIRE


Indépendamment de la compétence alléguée  et de la qualité proclamée du service proposé dont il convient de s’assurer, il faut vérifier avant toute chose son statut légal (voir la page « Qui sommes nous ? »).
Le rapport du Conseil national de la Consommation relatif à la publicité sur le crédit à la consommation et aux crédits renouvelables, publié dans le Bulletin officiel de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes N° 13 du 5 décembre 2000 mettait déjà en garde :

 

  • “ la profession d’intermĂ©diaire en opĂ©rations de banque est lĂ©gale “. Depuis quelques annĂ©es se dĂ©veloppent des officines se livrant Ă  des pratiques douteuses, voire illĂ©gales, en matière de propositions de prĂŞts, et notamment de rachat de crĂ©dits, dans des conditions telles qu’il est parfois difficile de les distinguer de la pratique de gestion de dettes, activitĂ© interdite, sauf Ă  certaines professions judiciaires rĂ©glementĂ©es. Ces officines, au statut parfois plus obscur que leurs pratiques, ne doivent pas ĂŞtre confondues avec les intermĂ©diaires en opĂ©rations de banque, profession rĂ©glementĂ©e dont l’utilitĂ© n’est plus Ă  dĂ©montrer. “
  • ( ... ) Il s’en suit, non seulement, une distorsion de concurrence prĂ©judiciable aux IOB exerçant leur mĂ©tier dans le respect des lois, mais surtout un prĂ©judice Ă©norme pour les consommateurs souvent trompĂ©s par des offres dont le caractère fallacieux est hĂ©las trop souvent le prĂ©lude Ă  une escroquerie. “( ... ).


La première chose à faire en arrivant sur un site de rachat de crédits est de consulter la page « Mentions légales ».
Outre le statut légal d’IOB, la qualité de membre de l’Association Française des Intermédiaires Bancaires (AFIB) –le premier syndicat représentatif de la profession- est une garantie de compétence et de probité supplémentaire.


â–ş FAITES VOTRE SELECTION, APRES UN ENTRETIEN

On n’a pas deux fois l’occasion de faire une première bonne impression !

Lors du premier entretien avec un courtier, soyez attentif à sa qualité d’écoute, à l’intérêt qu’il porte à vos attentes, à la qualité des informations qu’il vous donne et la précision de ses réponses à vos questions. Fuyez comme la peste ceux qui commencent par vous promettre la lune sans rien savoir ou presque de votre situation.

Lorsque vous avez effectué une demande de rachat de crédits en ligne, le premier entretien devrait toujours intervenir à l’initiative du courtier dans un délai très court qui vous permettra déjà de juger de sa réactivité.


Attention aux sites se présentant comme des « comparateurs de rachat de crédits »

Ces sites « comparateurs » ne sont pas édités par des intermédiaires en opérations de banque mais par entreprises commerciales dont l’objet est de récupérer sur le web des demandes de devis de regroupement de crédits pour les revendre à leurs clients.

L’intérêt des sites comparateurs sur Internet pour les produits manufacturés les plus divers (TV, hi fi, électroménager, informatique, photo, video, téléphonie, mobilier, décoration, jardinage, vêtements, vin, etc.) et même pour des services aux caractéristiques précises et donc comparables, (transports, voyages, spectacles, etc. ) n’est plus à démontrer.

En revanche, compte tenu des critères d’acceptation particuliers des opérations de rachat de prêts qui exigent une analyse exhaustive de la situation des demandeurs, notamment l’étude des relevés de comptes bancaires, il est impossible de réaliser un devis de rachat de crédits à partir d’un simple formulaire en ligne et encore moins de comparer instantanément les formules de plusieurs établissements spécialisés dans le réaménagement de crédits qui toutes diffèrent sur de nombreux aspects.

En réalité, les données confidentielles de l’internaute qui aura rempli un formulaire sur le « comparateur de rachat de crédits » seront vendues par son éditeur à des clients, le plus souvent des intermédiaires, qui démarcheront ensuite le client pour lui proposer leurs services.

Pour ne pas prendre le risque de voir vos informations personnelles et confidentielles tomber entre n’importe quelles mains ou circuler sans contrôle sur la toile, il est impératif de vous assurer de l’identité et de la qualité de chaque destinataire avant de remplir le formulaire car après c’est trop tard.


Comparez les commissions pratiquées

La rémunération du courtier est constituée d’une commission dite « d’intermédiation » qui est convenue et fixée d’un commun accord avec lui dans le cadre d’un mandat de recherche de capitaux.
Rappelons que cette commission qui est incluse dans le montant du prêt de restructuration et entre dans la détermination du TAEG n’est due qu’en cas de bonne fin. Elle est toujours versée au courtier par la banque après la mise à disposition de l’emprunteur des fonds.
Son montant est libre dans la mesure où il n’a pas pour effet de faire atteindre au TAEG le niveau du taux d’usure applicable à la catégorie de prêt dont il s’agit, ce que n’accepterait aucun établissement de crédit.
Il peut malgré tout varier dans des proportions non négligeables. Cependant, une différence raisonnable peut se justifier car la qualité de l’intermédiaire et de ses services
Interrogez donc les intermédiaires en opérations de banque sur le montant de leur commission d’intermédiation car même si elle est indolore car diluée dans le prêt, vous pouvez éventuellement réaliser sur ce poste une sérieuse économie.


ATTENTION : Il existe un établissement de crédit qui pratique le « SANS MANDAT », cela ne veut absolument pas dire que les courtiers travaillent avec lui sans rémunération mais que le montant de celle-ci est intégré indistinctement dans les frais de dossier qui, de ce fait, sont beaucoup plus élevés que ceux des établissements qui les séparent du mandat.

 

Ne versez jamais rien à l’intermédiaire :

La loi édicte : « Aucun versement, de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d’un particulier avant l’obtention d’un ou plusieurs prets d’argent. »
Concrètement, cela veut dire qu’aucune « provision » ne peut vous être demandé ni des honoraires au titre de prestations annexes comme l’audit de votre situation personnelle, par exemple.
Dans la pratique, c’est toujours la banque ou, dans certains cas, le notaire qui verse la commission d’intermédiation au courtier lors de la mise en place du prêt de restructuration préalablement accepté par l’emprunteur dans le strict respect des dispositions légales s’y appliquant.


Ne confondez pas :

  •  le taux de base avec TAEG : le taux de base constitue le loyer de l’argent qui vous est prĂŞtĂ© perçu par la banque. Le TAEG est constituĂ© de ce taux de base auquel s’ajoute tous les frais liĂ©s au prĂŞt : frais bancaires d’étude et de dossier, assurance lorsqu’elle est exigĂ©e, frais d’intermĂ©diation … Toute comparaison sĂ©rieuse entre plusieurs propositions de rachat de prĂŞts s’effectue Ă  partir des TAEG. Toutefois, lorsque l’assurance emprunteur n’est pas obligatoire et n’influence donc pas son niveau, il faut alors tenir Ă©galement compte du montant de la prime qui peut varier dans un rapport important entre diffĂ©rents assureurs.
  • le taux de base le plus compĂ©titif pratiquĂ© un partenaire financier de l’intermĂ©diaire Ă  un moment donnĂ© et selon des critères très stricts que ce dernier vous annonce Ă  titre d’information prĂ©liminaire non contractuelle et celui qui sera effectivement applicable Ă  votre cas après Ă©tude exhaustive de votre dossier et que vous aurez, bien entendu, le droit d’accepter ou de refuser. Le taux Ă  retenir est toujours celui stipulĂ© dans l’offre prĂ©alable de crĂ©dit Ă©tablie par la banque

 

Vous avez déjà fait un rachat de crédits

Le « rachat de rachat » est possible à certaines conditions.

La restructuration précédente a pu être mal pensée ou, depuis, des impondérables ont a nouveau déséquilibré votre budget.

En fonction de la durée s’étant écoulé depuis la précédente opération, au moins d’une année, et, autant que faire se peut, de l’absence d’incident quant à son paiement, un nouveau rachat de crédit peut être envisagé.

Les conditions risquent d’être plus restrictives, en particulier, pour les formules de rachat de credit immobilier, il ne sera pas possible de bénéficier d’un cautionnement mutuel, seul le rachat de crédit hypothécaire sera possible.

Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités d’endettement avant de vous engager.